29.02.2008
6 mois ! 6 mois déjà !
Ce jour, au mois d'Août de l'année dernière je faisais l'acquisition de Combinard ! En ce temps là, si lointain semble-t-il, je quittais Caen au volant de ce qui allait devenir mon compagnon de route, ma maison. Un pincement au coeur je jetais un oeil dans le rétro aux yeux humides du jeune couple qui me vendait leur combi, leur Popo m'apprendraient-ils. Ils voyaient ainsi partir de nombreux souvenirs.
Une nouvelle vie attendait ce fourgon aménagé qui m'avait tapé dans l'oeil. Vu deux jours plus tôt en compagnie de mon frère Hugo dont les connaissances en mécanique et le jugement me rassuraient, il ne m'a pas fallu longtemps pour arrêter mon choix. J'avais jeté mon dévolu sur celui qui deviendrait assez rapidement Combinard.
Petit portrait pour les amateurs. Découverte totale à l'époque pour moi car la mécanique ne m'avait jamais passionné et les bagnoles encore moins (c'est possible). Aujourd'hui je ne suis toujours pas plus passionné de bolides mais la mécanique ne me paraît plus tout à fait aussi mystérieuse. Bref, Combinard est un Volkswagen Transporter T3 de 1990 turbo diesel de 1,6l aménagé Westfalia aka Popo pour les aficionados du genre. Lorsque je l'achète il possède 55.000 km au compteur, un moteur neuf de 5 ans. La carlingue compte en revanche environs 215.000 km. Elle est en parfait état mis à part quelques petits points de rouille de-ci de-là. L'affaire semble bonne. Un bon moteur, une bonne carosserie, des pneux neufs, un intérieur nickel en parfait état et tout équipé avec 2X2 couchages, réhausse, frigo, gaz, eau, plein de rangements... juste ce qu'il me faut.
Cahin caha et pas franchement à mon aise au volant de la camionette, ramant à chaque changement de vitesse, passant la seconde au lieu de la première et la troisième au lieu de la cinquième, faisant rugir le moteur, freinant difficilement, je prends la route qui m'emmène à une centaine de kiomètres de Caen, en Normandie toujours, à Gaudreville où j'ai élu domicile bien que je n'y sois pour ainsi dire jamais.
Après un grand nettoyage du camion, une paire de pochoir représentant un trèfle à quatre feuilles - c'est Ginette, notre voisine Normande qui, la veille m'avait offert un trèfle à 4 feuilles trouvé dans son jardin, à Hugo elle avait offert, le même jour, un autre trèfle de son jardin mais à 5 feuilles celui-là, de bon augure pour nos nouvelles vies respectives et à venir hugo.pellerin.eu - je charge Combinard de tout ce que je peux emporter de ma vie. Quelques fringues, essentiellement d'été, quelques ustentils de cuisines, quelques provisions, une couette, des draps, des oreillers, mes thés et herbes diverses, les cartes de France, une thermos, de la ficelle, des pinces à linge des trucs, des machins, des choses, des brols, des outils... mille bazars... mon kayak aussi et mon fidèle vélo... celui qui me suit depuis... depuis le lycée !
Et voilà, c'est l'heure du départ. Fin Août je prends la route pour de bon. Direction Bordeaux où je suis attendu par Claire pour ma première réunion avec le groupement de viticulteurs avec lequel je vais travailler. Direction le sud ce qui me change du nord auquel je suis plus habitué depuis quelques années... Paris, Basingstoke, Londres, Bruxelles... six années au soleil rare et aux pluies nombreuses.
De Bordeaux Combinard me conduira dan les Pyrénnées, dans le massif central, sur la Côte d'Azur, en Camargue, à Marseille, à Saint-Tropez, à Cannes, à Toulon, à Carcassone, à Limoux, à Agen, Rodez, Saint-Etienne, Orange, Nîmes, Paris, Eperney, Compiègnes, Amiens, Montpellier, Valence, Limoges, Clermond-Ferrand, Arcachon, Nice, Tours, Orléans, Angers, Angoulêms, Sainte, Saint-Girons, Saint-Lizier, Toulouse, Bergerac... et tout un tas de coins perdus aux paysages magnifiques pour des promenades merveilleuses, du kayak, des navigations, des campements inoubliables.
Et puis Combinard me conduira aussi et surtout à Cogolin ou Damoiselle hiverne. Damoiselle... cette belle goélette qu'il m'est donné de skipper et d'entretenir. Cet hiver elle dort au chantier naval à Cogolin, au fond de la baie de Saint-Tropez. Elle sortira de sa torpeur fin avril pour accueillir ses premiers clients début mai.
Voilà donc en quelques lignes un résumé rapide des 6 derniers mois. 6 mois de bonheur, 6 mois de voyage et de travail, 6 mois d'une drôle de vie pas comme les autres, 6 mois de rencontres aussi.
07:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vw, combi, t3, westfalia, transporter, bordeaux, paris
27.02.2008
De retour à Bordeaux après 5 semaines à Cogolin
5 semaines ! 5 semaines dans le sud ça fait long. 5 semaines à Cogolin c'est même très long !
Alors voilà j'ai repris la route en direction de Bordeaux. Mon loyal Combinard s'est donc secoué de la poussière accumulée à dormir sur le chantier. Il a toussoté et crachouillé le temps de reprendre ses esprits et hop il était prêt pour la route. Je dois tout de même dire que la qualité Made in Germany m'impressionne chaque jour. Je savais, pour l'avoir lu, que le Transporter modèle T3 de Volkswagen a une réputation d'infaillibilité et de robustesse à toute épreuve ce qui d'ailleurs avait potivé mon choix à l'achat, mais là je lui préparais un petit trip version gonflé pour ses presque 20 ans. Rien d'excpetionnel à rouler entre Cogolin et Bordeaux avec Combinard, rien d'exceptionnel non plus à le faire d'une traite. toujours rien d'exceptionnel à lui faire travaerser les Cévénes par la même occasion. Non rien d'excpetionnel non plus à lui faire faire un détour par le Pyrénnées. En réalité la petite différence ce coup-ci sera le style de routes empruntée. Routes secondaires, sinueuses et plutôt montagneuses.
Petit apéro d'abord avec la très charmante D98 de Cogolin à La Londe-les-Maures puis Hyères. Là nous traversons la forêt des Maures et une paire de cols. La route grimpe dans les pins, tourne, étroite, elle se perd dans les vallées et la forêt. Parfois on distingue le pic d'une colline. Et ça grimpe sec. Mais Combinard connaît bien cette route. Pas de problème pour lui, un simple tour de chauffe. Du gâteau.
J'en profite d'ailleurs pour vous recommander une petite promenade costaude pour bons grimpeurs motivés (je me suis bien essouflé sur celle-là). Lorsque vous arrivez au col de Manjastre au point où la D98 croise la D559 vers Bormes-Les-Mimosas prenez cette dernère sur quelques mètres et arrêtez vous sur le petit parking à votre droite. Traversez la route et découvrez un poil sur la droite un chemin de randonnée en caillasses et qui monte raide. Amusez-vous et grimpez. Le sepctacle une fois en haut en vaut la chandelle.
Hyères est sans intérêt. La route de Hyères à Toulon aussi. Toulon je prends le tunel et évite la cité pour me diriger vers Aubagne sur la N8. Superbe route qui s'enfonce dans l'arrière pays. Les couleurs des sols rougeoient, les épines de pins couvrent les sous-bois, les odeurs de résine envahissent les poumons, la route reprend sa sinuosité, les montées sont moins rudes mais le paysage tout aussi beau. Ollioules, Le Beausset, Cuges-Les-Pins, Et enfin Aubagne. Aubagne Marseille RAS! petit tronçon d'autoroute pour gagner du temps, traversée expresse de Marseilles (contrairement aux fois précédentes ;-) et, toujours sur l'autoroute je me dirige vers Martigues puis Fos. Sorti à Fos je trouve la voie rapide qui me mène à Arles puis Satin-Gilles et trverse ainsi le plat pays de Camargues. J'hésite à prendre un peut de temps pour une petite visite à Beauduc. Je remets à cette éventualité à plus tard. J'ai d'autres projets et encore pas mal de route. Ales, Saint-Gilles, Montpellier, Bézier, Narbonne. Cette partie de la route est assez rapide et n'a rien d'exceptionnel. C'est passé Narbonne que ça ce corse !
A Norbonne je prends la direction de Carcassone et bifurque sur la D613 vers Quillan. Et là... atttention les yeux les cocos ! Là ça tourne pour de vrai, ça grimpe pas qu'un peu, et ça en met plein les yeux ! Non là on rigole plus ! Narbonne est aux contreforts des Pyrénées et on pénétre les pays Cathares par le bas. Doucement la route prend la direction Sud Ouest. De lignes droite on passe à des courbes lentes de plus en plus marquées. Et puis ce sont les montagnes ! Des kilomètres de routes de montagne. Des vallées, des pentes baruptes, des murs de pierre, des cimes de forêts, des couvertures de verdure, au loin, sur les fallaises ou au sommet de pics on distingue les ruines de ces fameux châteaux Cathares. Origine de tant d'imaginaires. Talairan, Villerouge-Termenès, Félines-Termenès, Laroque-de-Fa, Mathoumet, Le Pont d'Orbieu, Albières, Arques, Serres, les hauteurs de Rennes-Les-Bains, puis ma destination, Espéraza, petite bourgade coincée au fond de la vallée, perdue et pourtant si vivante. Si vous y passez un dimanche matin prenez le temps de faire un tour au marché et trouvez Max sur son stand de légumes bio qu'il cultive avec amour. Vous pouvez tout acheter. Tout est délicieusement bon et Max, derrière sa courte barbe vous offrira un sourir admirable. Et puis trouvez aussi si vous y arrivez l'homme au tchai! Le meilleur tchai de l'univers. Mais ne lui demandez pas d'où il vient... la réponse risquerait de vous laissez pentois et soudainement moin certain d'où vous-même pourriez venir. Ca arrive ! Drôle de pays qu'Espéraza.
Là, à Espérza, pause pour Combinard et Grégou. Je retrouve mon ami Gab et ses deux enfants en vacances chez lui. Dimanche main marché sur la place du village. Dimanche après-midi promenade avec Natha, la soeur de Gab et Mael son fils ainé. Mael traîne les pieds à cause du détour que nous prenons. Il voulait voir la croix par le chemin le plus direct. Nous, nous aviosn opté pour un chemin plus buccolique. Pas trop au goût du garçonnet. Mais de la haut... de la haut la vue domine la pays Cathares. A l'Est Rennes le château est en face, le Cardou, Pech de Bugarach, Le Bézu, Serre de Bec. Au Sud la vallée de l'Aude, le Col sans Nom et la vallée du Faby.
Plus tard ce dimanche nous irons à Fa fair un tour.
Et le lundi, après la trève, je remet Combinard au travail. Direction Andorre cette fois-ci. On va aller faire quelques courses. Espéraza Quillant, Quillant direction Foix puis Ax-les-Thermes. Routes de montagne, un plateau puis le col de la Chioula. Ca tourne. Ca grimpe, ca descend. Les freins de Combinard chauffent au point où je marrête un moment pour les laisser refroidi. Ils fument ! Je vais peut-être y aller molo sur la pédale. C'est alors l'opération escargot qui commence pour le plue grand désarroi de Mael qui m'accompagne (les autres sont dans une autre voitures... d'abord derrière nous... maintenant loin devant ;-) et qui trouve qu'on se traîne. Et on se traîne en effet ! Ce qu'il y a de magnifique avec la mécanique du T3 et des véhicules de ces générations c'est que le frein moteur est une réalité ! En seconde je me laisse couler le long des montagnes sans me soucier plus de la pédale de frein. A 20 ou 30 kilomètres heures... les freins en profitent pour se refaire une santé.
A Ax nous nous arrêtons quelques instants pour tremper nos pieds dans une source d'eau chaude qui pue l'oeuf pourri comme le souligne avec humour Lucas, le cadet de Gab.
D'Ax la route vers le Pas de La Caz est assez accrochée. De nouveau mon fidèle Popo grimpe sans broncher. Lentement mais sûrement.
La haut c'est la folie des boutiques discount. Déprimant de mon point de vue car le Pas de la Caz et ses boutiques offrent un paysage pas franchement séduisant. Mais en effet les prix sont là ! 0,95 euro le litre de Gazole (plus 6 centimes depuis de octobre 2007) contre envron 1,25/l en France (au moins 15 à 20 cents d'augmentation) ! J'en prendrais donc 75 litres, 1000 kilomètres ! Les clopes... 10,90 euro la cartouche de Pall Mall ! Outch ! Bon je crame 150 euro en essence, clopes et matériel diverse ! Je limite la casse ! Si je n'avais pas été fauché j'aurais sans doute cramé bien plus.
Mardi matin 9h15 je reprends la route cette fois-ci pour Prignac et Marcamps. Je roule impeccablement. Espéraza, Limoux, Castelnaudary, Toulouse, L'Isle-Jourdain, Fleurance, Nérac, Casteljaloux, Langon, Bordeaux, Prignac. Route sans emcombre et plutôt rapide avec une moyenne de 85 km heure c'est rare. Je plafonne en général à 60/70 km/heure.
Et voilà. Je suis arrivé sain et sauf et ai retoruvé Claire et Magali en pleine forme, souriante et rigolante.
Combinard a retrouvé son bout de jardin favoris et un repose bien mérité.
09:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, combi, t3, vw, westfalia, popo, cote d'azur
09.02.2008
Quelques petits dictons africain
Dieu créa le Soudan... puis il se mit à rire. (dicton soudanais)
Je me plaignais de na pas avoir de chaussures jusqu'à ce que je rencontre quelqu'un qui n'avais plus de pieds.
Quand la mémoire va ramasser du bois mort elle ramène le fagot qui lui plais le plus.
Avec l'arc de la bouche on tue beaucoup de gibier.
On achète pas un boeuf à l'empreinte du sabot.
Si tu vois une chèvre vivante dans le repère du lion, crains la.
13:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dictons africains
04.02.2008
Pas pour moi... aujourd'hui en tout cas ;-)
Ce rêve, maison, pelouse, bagnole meurt lorsqu'il devient réalité.
Arizona Dream
(Oncle Leo)
Mistral ? t'es qui toi !
Tout le monde à entendu parler du Mistral… ce fameux vent de furieux qui balaie le nord du bassin de la Méditerranée occidentale. Mais qui le connaît véritablement ? Je m’en vais donc vous éclairer sur cette soufflante qui, ici, me donne souvent des maux de tête et quelques frissons lorsque celui-ci souffle un peu trop violement dans le gréement de Damoiselle la secouant sur ses bers au risque de la faire chanceler.
Oui le mistral souffle fort, très fort. Il dépasse dans problème les 90 km/h. Il souffle aussi en rafale ce qui le rend difficile à appréhender. Il est généralement sec et accompagné d’un temps ensoleillé.
Le mistral concerne la Provence, du Languedoc (Est de Montpellier), au Var (Frejus), et toute la vallée du Rhône (de Lyon à Marseille). Dans toutes ces régions, on parle de mistral lorsqu'un vent sec de secteur ouest à nord et soufflant par rafales dégage le ciel et rend l'air limpide. Ce vent souffle généralement du nord-ouest au nord, mais dans certaines vallées préalpines et sur la côte d'Azur le relief le canalise à l'ouest. Quelquefois, il souffle du nord-nord-est sur l'est du Languedoc et jusqu'au cap Béar. Il n'est pas rare qu'un épisode de mistral ne concerne qu'une partie du domaine cité ci-dessus, en particulier quand il n'est pas dû à un flux de nord-ouest.
Le mistral naît de la différence de pression entre une dorsale anticyclonique sur le proche Atlantique ou l'Europe du Nord et un minimum dépressionnaire sur la Méditerranée (Golfe de Gênes). Le flux de nord-est à nord-ouest engendré par cette configuration est canalisé et accéléré dans la vallée du Rhône jusqu'à une altitude d'environ 3000 m (contournement de la chaîne alpine). Mais l'extension du phénomène dépend des circonstances dans lesquelles s'installe un régime de mistral. Le mistral peut souffler toute l'année, et c'est en hiver et au printemps qu'il est le plus fréquent.
Les effets du mistral ?
Ensoleillement et sécheresse - Le mistral est un vent sec, et son apparition dégage presque toujours le ciel et assèche l'air. Sa fréquence explique en partie l'ensoleillement exceptionnel (2700 à 2900 heures par an) et la limpidité de l'air en Provence. Pour les Provençaux, le mistral est un élément important dans l'identité régionale. Lorsque des perturbations traversent la France, la Provence est généralement très peu touchée et le mistral dégage très vite l'atmosphère : en moins de deux heures on peut passer d'un ciel complètement couvert à un ciel complètement dégagé. La dispersion des poussières et des brumes rend l'air très limpide, de sorte que par temps de mistral on peut voir des montagnes distantes de 150 km ou plus.
Salubrité - Le mistral a la réputation d'être un vent salubre, car l'air sec qu'il véhicule assèche les eaux stagnantes et la boue, d'où son surnom de "mange-fange". Il dissipe vers le large la pollution de l'air au-dessus des villes et des grands centres industriels.
Incendies de forêt - L'ensoleillement et la sécheresse, alliés au vent, engendrent une pression importante sur la végétation par temps de mistral. La végétation, qui souffre déjà de stress hydrique à cause du manque de précipitations, est complètement desséchée. Elle peut alors très facilement s'enflammer, et le vent attise les incendies naissants et leur permet de se propager très rapidement, dévastant quelquefois des massifs entiers sans que l'homme puisse vraiment les arrêter. Chaque été, des milliers d'hectares partent en fumée quand le mistral se lève.
Croissance des végétaux - Dans la vallée du Rhône et sur la plaine de la Crau, la régularité et la violence du mistral fait que les arbres poussent penchés vers le sud. Et là où la forêt a disparu, les arbres repoussent difficilement à cause du vent fort que plus aucun arbre n'arrête. Les agriculteurs de la vallée du Rhône sont ainsi obligés de planter des haies de cyprès, pour éviter que leurs cultures se dessèchent. Enfin, le mistral peut sauver des récoltes du gel de printemps qui peut sévir jusqu'en fin avril, à l'occasion d'un coup de froid.
Refroidissement de la température de la mer - Phénomène très marqué l'été sur la côte touchée par le mistral, celui-ci repoussant au large les eaux chaudes de surface remplacées par les eaux froides plus profondes.
17:51 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mistral, vent, voile, goelette, voilier, voyage, navigation
Il pleut il pleut bergère...
Trois jours de pluie et maintenant le mistral !
Heureusement le mistral devrais-je dire car Damoiselle s'est faite sacrément douchée... à l'intérieur... un comble pour un voilier. Bon il y a des explications tout de même... quelques petits problèmes d'étanchéité de certains hublots et capots. Rien de trop grave et surtout assez prévisible puisque les travaux en cours fragilisent temporairement l'étanchéité du bateau. Mais tout de même... se faire doucher de l'intérieur a tendance à me rendre d'humeur râleuse. Et plus encore lorsque l'électricité sur le chantier disjoncte toute les heures pour cause d'excès d'humidité et que je me retrouve sans lumière ni chauffage à descendre de mon échelle et à parcourir les 80m qui me sépare de la borne électrique la plus proche. Rrrraaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhh ! Et plus encore que plus encore lorsque sous cette même pluie battante et après le brusque black-out je vois nettement faiblir le feu sous la bouilloire. Du bleu vif la flamme vire au jaune orangé tout en réduisant doucement avant de pouf et plus rien. Tableau? Douche froide, au froid, dans le noir sans thé ou café... ahhh oui ça me change du confort relatif de mon petit 45m2 bruxellois.
A partir de là, une frontale au front et quelques bougies à droite à gauche il ne me reste plus qu'à me coucher d'humeur râleuse ! Oui mais une fois couché voilà ti pas que mon oreille fine se dresse soudain au son si caractéristique et particulièrement énervant du dzzzzzzzzzziiiiiiiiii d'un petit moustique subissant de plein fouet le changement climatique et ayant oublié qu'il n'a rien à faire ici avant mai ! Dès lors il ne me reste plus rien d'autre à faire que de balancer les bras de droite à gauche sans conviction de ne rien changer au spectre d'une nuit par avance ruinée !
RRRRRRRRRRRRRRRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
17:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chantier naval, damoiselle, voilier, goelette, saint-tropez, cogolin, mistral



