27.02.2008
De retour à Bordeaux après 5 semaines à Cogolin
5 semaines ! 5 semaines dans le sud ça fait long. 5 semaines à Cogolin c'est même très long !
Alors voilà j'ai repris la route en direction de Bordeaux. Mon loyal Combinard s'est donc secoué de la poussière accumulée à dormir sur le chantier. Il a toussoté et crachouillé le temps de reprendre ses esprits et hop il était prêt pour la route. Je dois tout de même dire que la qualité Made in Germany m'impressionne chaque jour. Je savais, pour l'avoir lu, que le Transporter modèle T3 de Volkswagen a une réputation d'infaillibilité et de robustesse à toute épreuve ce qui d'ailleurs avait potivé mon choix à l'achat, mais là je lui préparais un petit trip version gonflé pour ses presque 20 ans. Rien d'excpetionnel à rouler entre Cogolin et Bordeaux avec Combinard, rien d'exceptionnel non plus à le faire d'une traite. toujours rien d'exceptionnel à lui faire travaerser les Cévénes par la même occasion. Non rien d'excpetionnel non plus à lui faire faire un détour par le Pyrénnées. En réalité la petite différence ce coup-ci sera le style de routes empruntée. Routes secondaires, sinueuses et plutôt montagneuses.
Petit apéro d'abord avec la très charmante D98 de Cogolin à La Londe-les-Maures puis Hyères. Là nous traversons la forêt des Maures et une paire de cols. La route grimpe dans les pins, tourne, étroite, elle se perd dans les vallées et la forêt. Parfois on distingue le pic d'une colline. Et ça grimpe sec. Mais Combinard connaît bien cette route. Pas de problème pour lui, un simple tour de chauffe. Du gâteau.
J'en profite d'ailleurs pour vous recommander une petite promenade costaude pour bons grimpeurs motivés (je me suis bien essouflé sur celle-là). Lorsque vous arrivez au col de Manjastre au point où la D98 croise la D559 vers Bormes-Les-Mimosas prenez cette dernère sur quelques mètres et arrêtez vous sur le petit parking à votre droite. Traversez la route et découvrez un poil sur la droite un chemin de randonnée en caillasses et qui monte raide. Amusez-vous et grimpez. Le sepctacle une fois en haut en vaut la chandelle.
Hyères est sans intérêt. La route de Hyères à Toulon aussi. Toulon je prends le tunel et évite la cité pour me diriger vers Aubagne sur la N8. Superbe route qui s'enfonce dans l'arrière pays. Les couleurs des sols rougeoient, les épines de pins couvrent les sous-bois, les odeurs de résine envahissent les poumons, la route reprend sa sinuosité, les montées sont moins rudes mais le paysage tout aussi beau. Ollioules, Le Beausset, Cuges-Les-Pins, Et enfin Aubagne. Aubagne Marseille RAS! petit tronçon d'autoroute pour gagner du temps, traversée expresse de Marseilles (contrairement aux fois précédentes ;-) et, toujours sur l'autoroute je me dirige vers Martigues puis Fos. Sorti à Fos je trouve la voie rapide qui me mène à Arles puis Satin-Gilles et trverse ainsi le plat pays de Camargues. J'hésite à prendre un peut de temps pour une petite visite à Beauduc. Je remets à cette éventualité à plus tard. J'ai d'autres projets et encore pas mal de route. Ales, Saint-Gilles, Montpellier, Bézier, Narbonne. Cette partie de la route est assez rapide et n'a rien d'exceptionnel. C'est passé Narbonne que ça ce corse !
A Norbonne je prends la direction de Carcassone et bifurque sur la D613 vers Quillan. Et là... atttention les yeux les cocos ! Là ça tourne pour de vrai, ça grimpe pas qu'un peu, et ça en met plein les yeux ! Non là on rigole plus ! Narbonne est aux contreforts des Pyrénées et on pénétre les pays Cathares par le bas. Doucement la route prend la direction Sud Ouest. De lignes droite on passe à des courbes lentes de plus en plus marquées. Et puis ce sont les montagnes ! Des kilomètres de routes de montagne. Des vallées, des pentes baruptes, des murs de pierre, des cimes de forêts, des couvertures de verdure, au loin, sur les fallaises ou au sommet de pics on distingue les ruines de ces fameux châteaux Cathares. Origine de tant d'imaginaires. Talairan, Villerouge-Termenès, Félines-Termenès, Laroque-de-Fa, Mathoumet, Le Pont d'Orbieu, Albières, Arques, Serres, les hauteurs de Rennes-Les-Bains, puis ma destination, Espéraza, petite bourgade coincée au fond de la vallée, perdue et pourtant si vivante. Si vous y passez un dimanche matin prenez le temps de faire un tour au marché et trouvez Max sur son stand de légumes bio qu'il cultive avec amour. Vous pouvez tout acheter. Tout est délicieusement bon et Max, derrière sa courte barbe vous offrira un sourir admirable. Et puis trouvez aussi si vous y arrivez l'homme au tchai! Le meilleur tchai de l'univers. Mais ne lui demandez pas d'où il vient... la réponse risquerait de vous laissez pentois et soudainement moin certain d'où vous-même pourriez venir. Ca arrive ! Drôle de pays qu'Espéraza.
Là, à Espérza, pause pour Combinard et Grégou. Je retrouve mon ami Gab et ses deux enfants en vacances chez lui. Dimanche main marché sur la place du village. Dimanche après-midi promenade avec Natha, la soeur de Gab et Mael son fils ainé. Mael traîne les pieds à cause du détour que nous prenons. Il voulait voir la croix par le chemin le plus direct. Nous, nous aviosn opté pour un chemin plus buccolique. Pas trop au goût du garçonnet. Mais de la haut... de la haut la vue domine la pays Cathares. A l'Est Rennes le château est en face, le Cardou, Pech de Bugarach, Le Bézu, Serre de Bec. Au Sud la vallée de l'Aude, le Col sans Nom et la vallée du Faby.
Plus tard ce dimanche nous irons à Fa fair un tour.
Et le lundi, après la trève, je remet Combinard au travail. Direction Andorre cette fois-ci. On va aller faire quelques courses. Espéraza Quillant, Quillant direction Foix puis Ax-les-Thermes. Routes de montagne, un plateau puis le col de la Chioula. Ca tourne. Ca grimpe, ca descend. Les freins de Combinard chauffent au point où je marrête un moment pour les laisser refroidi. Ils fument ! Je vais peut-être y aller molo sur la pédale. C'est alors l'opération escargot qui commence pour le plue grand désarroi de Mael qui m'accompagne (les autres sont dans une autre voitures... d'abord derrière nous... maintenant loin devant ;-) et qui trouve qu'on se traîne. Et on se traîne en effet ! Ce qu'il y a de magnifique avec la mécanique du T3 et des véhicules de ces générations c'est que le frein moteur est une réalité ! En seconde je me laisse couler le long des montagnes sans me soucier plus de la pédale de frein. A 20 ou 30 kilomètres heures... les freins en profitent pour se refaire une santé.
A Ax nous nous arrêtons quelques instants pour tremper nos pieds dans une source d'eau chaude qui pue l'oeuf pourri comme le souligne avec humour Lucas, le cadet de Gab.
D'Ax la route vers le Pas de La Caz est assez accrochée. De nouveau mon fidèle Popo grimpe sans broncher. Lentement mais sûrement.
La haut c'est la folie des boutiques discount. Déprimant de mon point de vue car le Pas de la Caz et ses boutiques offrent un paysage pas franchement séduisant. Mais en effet les prix sont là ! 0,95 euro le litre de Gazole (plus 6 centimes depuis de octobre 2007) contre envron 1,25/l en France (au moins 15 à 20 cents d'augmentation) ! J'en prendrais donc 75 litres, 1000 kilomètres ! Les clopes... 10,90 euro la cartouche de Pall Mall ! Outch ! Bon je crame 150 euro en essence, clopes et matériel diverse ! Je limite la casse ! Si je n'avais pas été fauché j'aurais sans doute cramé bien plus.
Mardi matin 9h15 je reprends la route cette fois-ci pour Prignac et Marcamps. Je roule impeccablement. Espéraza, Limoux, Castelnaudary, Toulouse, L'Isle-Jourdain, Fleurance, Nérac, Casteljaloux, Langon, Bordeaux, Prignac. Route sans emcombre et plutôt rapide avec une moyenne de 85 km heure c'est rare. Je plafonne en général à 60/70 km/heure.
Et voilà. Je suis arrivé sain et sauf et ai retoruvé Claire et Magali en pleine forme, souriante et rigolante.
Combinard a retrouvé son bout de jardin favoris et un repose bien mérité.
09:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, combi, t3, vw, westfalia, popo, cote d'azur


