21.03.2008

Les sarments de Papy

 

1563705637.JPGOyé oyé les amis, voici venu le temps de vous présenter la figure patriarcale de Château Perthus, j'ai nommé Papy!

Papy, 80 ans passés, fort en gueule, l'oeil pétillant, intoxiqué par le PMU n'est pas le genre de bonhomme à se laisser abattre par la pluie, le vent et les petites broutilles qui arrêtent le citadin douillet que tu es peut-être ! Et toc !

Non parce que si tu projette ta petite vie, comme ça vite fait, quelques années en avant... casquette en toile bleue vissée au crâne, dos vouté par le poids des ans, yeux marrons encore vifs, des pognes solides, un clope collé à la lèvre inférieure, une paire de charentaises tout temps aux pates, un vieux pantalon d'un gris incertain, un déplacement plutôt lent... tu te vois là? Bien !

Maintenant chaque matin, au chant du coq tu es debout. A peine levé, le nez dans ton bol de café, tu vois ta journée qui t'attend. 712313966.JPGDirection Peujard, le village voisin. Là il y a le jardin, enfin les serres ! Une paire d'hectares de terre que tu cultives avec ta femme, Mamie. C'est de là d'ailleurs, que tu m'as ramené les fraises d'octobre tu te souviens? Et sur cette terre tu gratouilles, farfouilles, tribouilles, tes 2000 pieds de fraises en terre, tes salades, tes tomates... enfin tout ce que tu y fais pousser... et tu sais aussi que, si tu t'arrêtes t'es cuit ! Tu vois le topo ? T'as plus de 80 balais quand même. A ce stade tu te dis que t'as encore pas mal la frite non ? Voui ! En effet... et t'as même encore de la gueule pour envoyer des vannes, t'énerver à table sur ce jeune con chevelu qui dort le soir dans son camion derrière la maison et qui a jamais bosser à la dure et qui ose te provoquer... pour blaguer tu le sais bien... et d'ailleurs t'aime bien ça t'énerver et te donner en spectacle pour voir, une énième fois, les yeux de ta femme pétiller d'envie quand elle te regarde te lancer dans ces tirades dont seul toi a le secret ! L'amour merde ! Y a que ça de vrai et tu le sais !

A midi moins le quart tu commences à t'exciter... y faut de la braise dans la cheminée ! S'il y a du soleil dehors il faut fermer les rideaux. Le soleil ça tue la braise ! Et encore ce jeune con chevelu qui te contrarie à te demander si c'est pas plutôt une illusion d'optique ! Ahhh les jeunes ! Bon enfin il a quand même failli au tiercé et t'as encore l'espoir de le convertir alors faut le ménager !

Là... ça y est les braises sont au poil... une paire de sarments sur la braises du matin et le tour est joué. Les braises tu les connais par coeur, depuis ces années que tu les pratiques. Toi ton job, ta mission quotidienne c'est le feu et la viande ou le poisson au feu. Tu en as le secret de celui-là aussi. Ton entrecôte est réglée à la minute ! Et les attablés ont intérêt à arriver à l'heure... midi trente tapante sinon c'est trop tard. Et puis si y a pas de viande à table t'es tout malheureux. Y te faut de la viande. Ca te donne des forces !
Rappelle toi mon ami... au moment où tu lis ces lignes t'es un Papy, t'es plus la bombe sexuelle trop maquillée, perchée sur tes escarpins.

Après le repas les courses ! "Faut gagner junior ! Aujourd’hui c'est pas possible autrement... le n°9 va gagner ! Ecoute moi bien junior c'est le 9 qui gagne, le mien là le 9 !" Et là t'es à fond. A fond au fond de ton fauteuil défoncé et d'un gris incertain. A fond prêt pour la sieste. D'ailleurs la course tu la verras pas ! Pas grave t'en a vu toute ta vie et t'en verra d'autre. Et puis t'as gagné en plus, et alors t'envois ta pogne chercher ce vieux larfeuille noir au fond de ta poche arrière. Tu brasses les coupures de tes gains et trouves enfin le billet gagnant. Ah ça c'est un bon moment dans ta journée. Tu monte dans ta R5 brinquebalante direction le PMU !

1461743282.JPGRetour ! Là t'es heureux putain ! Là le monde t'appartient encore ! Et qu'on vienne pas t'emmerder ! Alors tu te lances dans tes sarments ! Un monstre de boulot ! Et de ballots de sarments tu en sortiras des murs entiers ! Ta provision pour l'année, le reste que tu vendras !

Alors... comment tu te sens à plus de 80 balais ?

OK maintenant tu peux retrouver ta vraie peau de jeune premier ! Ebroues toi un coup pour faire passer les années. Ca y'est, t'es toi à nouveau. Ca fait du bien, un jeune con de plus pour me tenir compagnie.

Et maintenant le balai du sarment !

 

 
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19.03.2008

Le Vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons - Pasteur

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03.03.2008

Un samedi matin au Leclerc Auto ;-)

6 mois ! C'est ce que je vous disais dans la note précédente. 6 mois ! c'est aussi certainement le bon moment de bichonner la bête ! Combinard, après quelques 20.000 kilomètres mérite quelques faveurs, "a treat" comme diraient les Anglais. J'ai l'intention de nettoyer la carrosserie un peu jaunie de mon combi et de faire une ou deux retouches de peintures. Rien de bien excitant, juste de l'entretien.

Alors me voilà parti chez Leclerc Auto pour faire quelques emplettes. Arghh... je me sens perdu dans cette boutique ! Y a que des trucs de bagnoles ! Ca peut paraître idiot mais ça surprend quand même! Il y a par exemple une collection de désodorisant d'intérieur à couper le souffle ! ça va du petit arbre vanillé horrible et irrespirable au maxi bidule clipsant auto-revolutio-ventilo aux essences synthétiques indéfinissables et au prix déraisonnablement hallucinant ! Il y a aussi intimidante collection de tapis de toutes formes et de toutes couleurs et quelques rayonnages d'éléments dont l'utilité m'échappe. Je détecte bien quelques gadgets bidons vraiment toc, le chien qui balance la tête, les pares soleils chats et chiens et tout ces machins horribles que me faisaient honte lorsque je montais dans la voiture de mes grands-parents. Mais je ne m'attarde pas dans ces rayons là !


Je vais le plus directement possible au rayon nettoyants... et là surprise ! c'est presque pire que le rayon lessive d'un hyper ! Moi qui pensais trouver un simple savon spécial carrosserie je me trouve devant des dizaines de poudres, savons, gels, crèmes et autres flacons mystérieux. J'opte pour ce qui me paraît être le plus basique, le moins cher, le plus simple. Il m'aura fallu une bonne dizaine de minutes de lecture de micro-étiquettes pour comprendre de quoi j'avais besoin. Des gouttes de sueurs commencent à me perler du front ! Ceux qui me connaissent bien sauront à quel point ma résistance physique et mental dans un magasin de ce genre est faible.


Plus loin, devant le mur de bidons d'huiles qui se présentent à moi je cherche un simple bidon de 1 litre pour refaire le niveau. Je n'ai pas besoin de plus et puis je ne saurais pas où le ranger. Je ne sais pas si tu t'y connais en huiles de moteurs mais y a de quoi devenir dingue. La 10W40, 5W30, la double synthétique WD 30 roulement, etc etc etc. De toutes le huiles je cherche, une fois de plus, la plus simple, basique, élémentaire en bref la plus adaptée et semble-t-il aussi la plus courante. Pas de 1 litre! Deux litres, 5 litres, 5 litres + un petit bidon de 1 litre offert, je trouve toutes les combinaisons possibles mais pas de bidon de 1 litre. Enfin si ! J'en trouve un mais il coûte plus cher que celui de 3 litres ! Va comprendre. Je commence a doucement enrager... les larmes me viennent aux yeux, la bave surgit aux coins de mes lèvres... je sais que je n'ai plus beaucoup de temps devant moi pour terminer mes emplettes ! Titubant presque je cherche le rayon suivant.


Le magasin commence aussi à se remplir. Les gens y viennent en famille ! L'hallu ! Moi qui pensais que ce genre de boutique était plus utilitaire que funky je dois bien m'avouer que je me trompais. Le père, la fille et le fils. Chacun y va de son commentaire sur le pochoir, l'autocollant "205 touch" ou autre "horribilus touch", les flammes rouges ou jaunes, le couvre fauteuil conducteur mauve spécial confort plus, le kit spécial levier de changement de vitesse... tu sais celui qui te laisse penser que soudainement, la main sur le levier t'es le king de la route et que ta super 5 gti spéciale s'est transformée en F1 ! Y en a même pour les gothiques avec des têtes de morts, comme si la route n'était pas assez dangereuse comme ça et comme si on avait besoin de pirates tocards ! Pfff la sueur perle de plus belle.


Je me trouve maintenant dans le rayon des lumières. Je cherche, éventuellement, des petites lampes à LED pour améliorer l'éclairage à l'intérieur de Combinard. Je n'ai qu'un néon froid au dessus de l'évier et de la gazinière ce qui n'est pas particulièrement pratique pour lire le soir la nuit tombée. J'utilise bien des bougies mais je reste tout de même à la recherche d'une autre solution. Et là, là dans le rayon lumière c'est grave! Pour commencer il y a un rang entier de petites ampoules... les pitite pitites tu sais celles qu'il y a dans la petite loupiote au dessus de ta portière...hé bé là, en face de moi il y en a mille sortes et de mille couleurs et avec des fonctionnalités en plus... genre celle qui clignote... très pratique quand tu cherches un truc dans ton coffre... Au rang suivant je trouve les lumières bleues... rondes, longues, fines toutes les formes et toutes les tailles y sont. J'écoute les deux gus qui sont avec moi dans le rayon et qui semblent étrangement passionnés de ces lumières. Ils n'arrivent pas à se décider pour la forme et la puissance mais je comprends au moins un truc... c'est une installation qu'ils veulent se faire dans la voiture pour les soirs de sortie en boite... ils se mettront des chemises blanches et comme ça en arrivant sur le parking toutes les filles les materont ! Quel programme...Et ça continue comme ça sur des mètres et des mètres. Arrivé au bout du rayon je n'ai pas trouvé mon bonheur ! J'ai chaud alors même que je suis en tongs t-shirt et pantalon en lin d'été et que dehors le ciel est gris. D'ailleurs, en plus d'être sapé à contre saison je suis hirsute, les cheveux en bataille et la barbe de 3 jours ! Pas franchement en harmonie avec la population locale plutôt équipée de survets neufs, baskets dernier cri, cheveux courts humant fortement le déo Axe... celui qui fait tomber les filles dans les ascenseurs !


J'arrive enfin au dernier rayon de ma liste, la peinture. Je sais que je veux du vert. Je sais que c'est pour aller sur ma carrosserie. Je sais que je veux une bombe. Je sais enfin que je veux aller vite vite vite parce que l'over dose approche dangereusement. Pour le reste... ????... Je trouve une bonne vingtaine de verts. Une fois éliminé les trop clairs ou fluo ou pas beaux il m'en reste environ 5. Belle progression ! Alors je prends quoi? Métallisé, acrylique, déco, autre ? Je demande conseil. Le vendeur, aimable et serviable me demande de quelle couleur est ma carrosserie. Blanche ! "Mais vous avez sélectionné du vert Monsieur !" Ca je le sais. "Et vous êtes métallisé ou pas?" "Heu parce que j'ai l'air?" "Vous n'y connaissez rien vous non?" "Bingo t'as tout compris" Il n'empêche que je  Arghhh... c'est la colle sa question... "Heu comment je sais si la peinture est métallisée ou pas?" "Hé oui mais si vous savez pas alors comment vous voulez que je vous aide ! C'est le minimum vous savez !" Super ! Je vais me débrouiller tout seul ! Alors... Pic et pic et colégram amstramdampicdam bour et bour et ratatam amstramgrampicdam et toc ce sera toi !


Je file à la caisse j'en ai ma claque de cette turne !
- "Alors vous avez trouvé finalement?"
- "Oui mais non !"
- "Ah"


Je sors enfin du magasin. J'y ai passé 50 minutes pour 3 articles. Je me sens minable !


Le weekend commence bien... à cette minute là je me déteste pour mes bonnes idées !

29.02.2008

6 mois ! 6 mois déjà !

Ce jour, au mois d'Août de l'année dernière je faisais l'acquisition de Combinard ! En ce temps là, si lointain semble-t-il, je quittais Caen au volant de ce qui allait devenir mon compagnon de route, ma maison. Un pincement au coeur je jetais un oeil dans le rétro aux yeux humides du jeune couple qui me vendait leur combi, leur Popo m'apprendraient-ils. Ils voyaient ainsi partir de nombreux souvenirs.

Une nouvelle vie attendait ce fourgon aménagé qui m'avait tapé dans l'oeil. Vu deux jours plus tôt en compagnie de mon frère Hugo dont les connaissances en mécanique et le jugement me rassuraient, il ne m'a pas fallu longtemps pour arrêter mon choix.  J'avais jeté mon  dévolu sur celui qui deviendrait assez rapidement Combinard.

Petit portrait pour les amateurs. Découverte totale à l'époque pour moi car la mécanique ne m'avait jamais passionné et les bagnoles encore moins (c'est possible). Aujourd'hui je ne suis toujours pas plus passionné de bolides mais la mécanique ne me paraît plus tout à fait aussi mystérieuse. Bref, Combinard est un Volkswagen Transporter T3 de 1990 turbo diesel de 1,6l aménagé Westfalia aka Popo pour les aficionados du genre. Lorsque je l'achète il possède 55.000 km au compteur, un moteur neuf de 5 ans. La carlingue compte en revanche environs 215.000 km. Elle est en parfait état mis à part quelques petits points de rouille de-ci de-là. L'affaire semble bonne. Un bon moteur, une bonne carosserie, des pneux neufs, un intérieur nickel en parfait état et tout équipé avec 2X2 couchages, réhausse, frigo, gaz, eau, plein de rangements... juste ce qu'il me faut.

Cahin caha et pas franchement à mon aise au volant de la camionette, ramant à chaque changement de vitesse, passant la seconde au lieu de la première et la troisième au lieu de la cinquième, faisant rugir le moteur, freinant difficilement, je prends la route qui m'emmène à une centaine de kiomètres de Caen, en Normandie toujours, à Gaudreville où j'ai élu domicile bien que je n'y sois pour ainsi dire jamais.

Après un grand nettoyage du camion, une paire de pochoir représentant un trèfle à quatre feuilles - c'est Ginette, notre voisine Normande qui, la veille m'avait offert un trèfle à 4 feuilles trouvé dans son jardin, à Hugo elle avait offert, le même jour, un autre trèfle de son jardin mais à 5 feuilles celui-là, de bon augure pour nos nouvelles vies respectives et à venir hugo.pellerin.eu -  je charge Combinard de tout ce que je peux emporter de ma vie. Quelques fringues, essentiellement d'été, quelques ustentils de cuisines, quelques provisions, une couette, des draps, des oreillers, mes thés et herbes diverses, les cartes de France, une thermos, de la ficelle, des pinces à linge des trucs, des machins, des choses, des brols, des outils... mille bazars... mon kayak aussi et mon fidèle vélo... celui qui me suit depuis... depuis le lycée !

Et voilà, c'est l'heure du départ. Fin Août je prends la route pour de bon. Direction Bordeaux où je suis attendu par Claire pour ma première réunion avec le groupement de viticulteurs avec lequel je vais travailler. Direction le sud ce qui me change du nord auquel je suis plus habitué depuis quelques années... Paris, Basingstoke, Londres, Bruxelles... six années au soleil rare et aux pluies nombreuses.

De Bordeaux Combinard me conduira dan les Pyrénnées, dans le massif central, sur la Côte d'Azur, en Camargue, à Marseille, à Saint-Tropez, à  Cannes, à Toulon, à Carcassone, à Limoux, à Agen, Rodez, Saint-Etienne, Orange, Nîmes, Paris, Eperney, Compiègnes, Amiens, Montpellier, Valence,  Limoges, Clermond-Ferrand, Arcachon, Nice, Tours, Orléans, Angers, Angoulêms, Sainte, Saint-Girons, Saint-Lizier, Toulouse, Bergerac... et tout un tas de coins perdus aux paysages magnifiques pour des promenades merveilleuses, du kayak, des navigations, des campements inoubliables.

Et puis Combinard me conduira aussi et surtout à Cogolin ou Damoiselle hiverne. Damoiselle... cette belle goélette qu'il m'est donné de skipper et d'entretenir. Cet hiver elle dort au chantier naval à Cogolin, au fond de la baie de Saint-Tropez. Elle sortira de sa torpeur fin avril pour accueillir ses premiers clients début mai. 

Voilà donc en quelques lignes un résumé rapide des 6 derniers mois. 6 mois de bonheur, 6 mois de voyage et de travail, 6 mois d'une drôle de vie pas comme les autres, 6 mois de rencontres aussi.

27.02.2008

De retour à Bordeaux après 5 semaines à Cogolin

5 semaines ! 5 semaines dans le sud ça fait long. 5 semaines à Cogolin c'est même très long !

 

Alors voilà j'ai repris la route en direction de Bordeaux. Mon loyal Combinard s'est donc secoué de la poussière accumulée à dormir sur le chantier. Il a toussoté et crachouillé le temps de reprendre ses esprits et hop il était prêt pour la route. Je dois tout de même dire que la qualité Made in Germany m'impressionne chaque jour. Je savais, pour l'avoir lu, que le Transporter modèle T3 de Volkswagen a une réputation d'infaillibilité et de robustesse à toute épreuve ce qui d'ailleurs avait potivé mon choix à l'achat, mais là je lui préparais un petit trip version gonflé pour ses presque 20 ans. Rien d'excpetionnel à rouler entre Cogolin et Bordeaux avec Combinard, rien d'exceptionnel non plus à le faire d'une traite. toujours rien d'exceptionnel à lui faire travaerser les Cévénes par la même occasion. Non rien d'excpetionnel non plus à lui faire faire un détour par le Pyrénnées.  En réalité la petite différence ce coup-ci sera le style de routes empruntée. Routes secondaires, sinueuses et plutôt montagneuses.

Petit apéro d'abord avec la très charmante D98 de Cogolin à La Londe-les-Maures puis Hyères. Là nous traversons la forêt des Maures et une paire de cols. La route grimpe dans les pins, tourne, étroite, elle se perd dans les vallées et la forêt. Parfois on distingue le pic d'une colline. Et ça grimpe sec. Mais Combinard connaît bien cette route. Pas de problème pour lui, un simple tour de chauffe. Du gâteau.

J'en profite d'ailleurs pour vous recommander une petite promenade costaude pour bons grimpeurs motivés (je me suis bien essouflé sur celle-là). Lorsque vous arrivez au col de Manjastre au point où la D98 croise la D559 vers Bormes-Les-Mimosas prenez cette dernère sur quelques mètres et arrêtez vous sur le petit parking à votre droite. Traversez la route et découvrez un poil sur la droite un chemin de randonnée en caillasses et qui monte raide. Amusez-vous et grimpez. Le sepctacle une fois en haut en vaut la chandelle.

Hyères est sans intérêt. La route de Hyères à Toulon aussi. Toulon je prends le tunel et évite la cité pour me diriger vers Aubagne sur la N8. Superbe route qui s'enfonce dans l'arrière pays. Les couleurs des sols rougeoient, les épines de pins couvrent les sous-bois, les odeurs de  résine envahissent les poumons, la route reprend sa sinuosité, les montées sont moins rudes mais le paysage tout aussi beau. Ollioules, Le Beausset, Cuges-Les-Pins, Et enfin Aubagne. Aubagne Marseille RAS! petit tronçon d'autoroute pour gagner du temps, traversée expresse de Marseilles (contrairement aux fois précédentes ;-) et, toujours sur l'autoroute je me dirige vers Martigues puis Fos. Sorti à Fos je trouve la voie rapide qui me mène à Arles puis Satin-Gilles et trverse ainsi le plat pays de Camargues. J'hésite à prendre un peut de temps pour une petite visite à Beauduc. Je remets à cette éventualité à plus tard. J'ai d'autres projets et encore pas mal de route. Ales, Saint-Gilles, Montpellier, Bézier, Narbonne. Cette partie de la route est assez rapide et n'a rien d'exceptionnel. C'est passé Narbonne que ça ce corse !

A Norbonne je prends la direction de Carcassone et bifurque sur la D613 vers Quillan. Et là... atttention les yeux les cocos ! Là ça tourne pour de vrai, ça grimpe pas qu'un peu, et ça en met plein les yeux ! Non là on rigole plus ! Narbonne est aux contreforts des Pyrénées et on pénétre les pays Cathares par le bas. Doucement la route prend la direction Sud Ouest. De lignes droite on passe à des courbes lentes de plus en plus marquées. Et puis ce sont les montagnes ! Des kilomètres de routes de montagne. Des vallées, des pentes baruptes, des murs de pierre, des cimes de forêts, des couvertures de verdure, au loin, sur les fallaises ou au sommet de pics on distingue les ruines de ces fameux châteaux Cathares. Origine de tant d'imaginaires. Talairan, Villerouge-Termenès, Félines-Termenès, Laroque-de-Fa, Mathoumet, Le Pont d'Orbieu, Albières, Arques, Serres, les hauteurs de Rennes-Les-Bains, puis ma destination, Espéraza, petite bourgade coincée au fond de la vallée, perdue et pourtant si vivante. Si vous y passez un dimanche matin prenez le temps de faire un tour au marché et trouvez Max sur son stand de légumes bio qu'il cultive avec amour. Vous pouvez tout acheter. Tout est délicieusement bon et Max, derrière sa courte barbe vous offrira un sourir admirable. Et puis trouvez aussi si vous y arrivez l'homme au tchai! Le meilleur tchai de l'univers. Mais ne lui demandez pas d'où il vient... la réponse risquerait de vous laissez pentois et soudainement moin certain d'où vous-même pourriez venir. Ca arrive ! Drôle de pays qu'Espéraza.

Là, à Espérza, pause pour Combinard et Grégou. Je retrouve mon ami Gab et ses deux enfants en vacances chez lui. Dimanche main marché sur la place du village. Dimanche après-midi promenade avec Natha, la soeur de Gab et Mael son fils ainé. Mael traîne les pieds à cause du détour que nous prenons. Il voulait voir la croix par le chemin le plus direct. Nous, nous aviosn opté pour un chemin plus buccolique. Pas trop au goût du garçonnet. Mais de la haut... de la haut la vue domine la pays Cathares. A l'Est Rennes le château est en face, le Cardou, Pech de Bugarach, Le Bézu, Serre de Bec. Au Sud la vallée de l'Aude, le Col sans Nom et la vallée du Faby.

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Plus tard ce dimanche nous irons à Fa fair un tour.

Et le lundi, après la trève, je remet Combinard au travail. Direction Andorre cette fois-ci. On va aller faire quelques courses. Espéraza Quillant, Quillant direction Foix puis Ax-les-Thermes. Routes de montagne, un plateau puis le col de la Chioula. Ca tourne. Ca grimpe, ca descend. Les freins de Combinard chauffent au point où je marrête un moment pour les laisser refroidi. Ils fument ! Je vais peut-être y aller molo sur la pédale. C'est alors l'opération escargot qui commence pour le plue grand désarroi de Mael qui m'accompagne (les autres sont dans une autre voitures... d'abord derrière nous... maintenant loin devant ;-) et qui trouve qu'on se traîne. Et on se traîne en effet ! Ce qu'il y a de magnifique avec la mécanique du T3 et des véhicules de ces générations c'est que le frein moteur est une réalité ! En seconde je me laisse couler le long des montagnes sans me soucier plus de la pédale de frein. A 20 ou 30 kilomètres heures... les freins en profitent pour se refaire une santé.

A Ax nous nous arrêtons quelques instants pour tremper nos pieds dans une source d'eau chaude qui pue l'oeuf pourri comme le souligne avec humour Lucas, le cadet de Gab.

D'Ax la route vers le Pas de La Caz est assez accrochée. De nouveau mon fidèle Popo grimpe sans broncher. Lentement mais sûrement.

La haut c'est la folie des boutiques discount. Déprimant de mon point de vue car le Pas de la Caz et ses boutiques offrent un paysage pas franchement séduisant. Mais en effet les prix sont là ! 0,95 euro le litre de Gazole (plus 6 centimes depuis de octobre 2007) contre envron 1,25/l en France (au moins 15 à 20 cents d'augmentation) ! J'en prendrais donc 75 litres, 1000 kilomètres ! Les clopes... 10,90 euro la cartouche de Pall Mall ! Outch ! Bon je crame 150 euro en essence, clopes et matériel diverse ! Je limite la casse ! Si je n'avais pas été fauché j'aurais sans doute cramé bien plus.

Mardi matin 9h15 je reprends la route cette fois-ci pour Prignac et Marcamps. Je roule impeccablement. Espéraza, Limoux, Castelnaudary, Toulouse, L'Isle-Jourdain, Fleurance, Nérac, Casteljaloux, Langon, Bordeaux, Prignac. Route sans emcombre et plutôt rapide avec une moyenne de 85 km heure c'est rare. Je plafonne en général à 60/70 km/heure.

Et voilà. Je suis arrivé sain et sauf et ai retoruvé Claire et Magali en pleine forme, souriante et rigolante.

Combinard a retrouvé son bout de jardin favoris et un repose bien mérité. 

29.01.2008

Enfin je donne des nouvelles

Quelques nouvelles... enfin

 

Oui j'avoue, voilà un bon moment que je n'ai pas mis à jour mon blog et mes amis s'inquiètent... enfin certains amis ;-)

 

Que dire si ce n'est que l'hiver à bord de Combinard se déroule pour le moment plutôt bien. Le moral est bon. Mon chauffage ne m'est pas très utile le froid n'étant pas très mordant. Les jours son juste un peu trop courts mais rien d'inquiétant, ils devraient rallonger... comme la bourse qui paraît-il devrait remonter.

 

Je vais reprendre le fil de l'histoire depuis fin décembre. Aux environs du 15 je quitte Bordeaux pour la baie de Saint-Tropez. Une longue route que j'avale de nuit en un peu moins de 12 heures. A part le brouillard pas de verglas ni de neige.

 

Quelques jours plus tard, alors que je bosse sur Damoiselle à gratter la rouille et sécher8aae65ac3103f0ee2b1b020b7bb3ce95.jpg les cales du bateau, Hugo (mon fréro pour ceux qui l'ignore) et sa "blonde" Mélanie me rejoignent pour quelques jours. Hugo arrive du Cameroun, de Maroua où il vit depuis quelques mois. Il a bien maigri. A le teint un peu vert. Semble fatigué. Bon après avoir subit en trois mois une bonne fièvre typhoïde et deux attaques paludéennes ça ne m'étonne qu'à moitié. En revanche, le moral lui est bien là et son appétit insatiable. Tant mieux.


c62473181d27e47164ed6e9b16703f6e.jpgMélanie quand à elle, arrive juste du Québec. Presque quatre mois qu'elle na revu son "cheum". Petite info à ceux qui ne la savent pas mais Hugo vit au Québec depuis maintenant quelques années et vient d'ailleurs d'être naturalisé Canadien... Bref la petite Mélanie est un peut jet laggée et regarde Hugo les yeux ronds et les mains pleines de gâteaux pour remonter le poids de son mec ;-)

 

Pendant que je bosse et lorsque Hugo ne s'arrache pas les cheveux a essayer de réparer la pompe de cale grippée du bateau ils se baladent de Saint-Tropez à Port Grimaud.

 

3e6fef27c430d98bfe3feba1fe669838.jpgQuatre jours plus tard, en fin de journée, nous prenons la route tout les trois en direction de Paris. Longue longue route. Presque 1000 kilomètres pour une quinzaine d'heures de route sans autoroutes. Route magnifique qui nous mène de Saint-Tropez à Manosque, Cavaillon, Carpentras, Orange, Montélimar, Valence, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand, Montluçon, Bourges, Vierzon, Orléans, Chartres et Paris.

 

Et nous voilà à Paris pour les fêtes de Noël. Pour moi c'est aussi le premier retour depuis Août. Quelques jours plus tard nous partons pour la Normandie où nous passons le nouvel an en famille, fait rare, autour d'un feu au milieu d'une clairière en pleine forêt.

 

C'est aussi en Normandie que j'attaque ma première vidange de Combinard. Je m'en sors

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plutôt bien. Les mains sales quoi. Tout va bien je sais maintenant faire au moins ça.

 

Mais dès le premier janvier les affaires reprennent. Je quitte la Normandie pour Amiens chez Cédric et Emilie. Je les embrasse et passe la soirée en leur compagnie. Le lendemain matin c'est du côté d'Eperney que je me rends. Quelques rendez-vous en Champagne. Un peu de travail de terrain et de bureau. Le vendredi soir départ pour les environs de Compiègne où je retrouve Yves et Moana. Yves est l'heureux Capitaine de Damoiselle et Moana une heureuse amie Corse venue de Marseille.

 

Dimanche, direction Paris. J'y retrouve Edouard que je n'avais pas vu depuis son retour à la capitale. Il pète la forme la Doudou ça fait plaisir à voir. Le soir venu je décide de passer la nuit à la Garenne Colombe au pied du Garage Seb Auto, garage de mon ami Sébastien. C'est lui qui réalise l'entretient de Combinard et ses gars qui, gracieusement, entre midi et deux me "forment". C'est que du bon de retrouver ce vieux poto. Les années passent mais pas l'amitié. Et ça c'est bon.

 

Je vous passe le nuit sur le trottoir d'un boulevard de la Garennes Colombes... pas terrible... pas terrible du tout. Franchement bruyant. Franchement pas cool même. Mais j'ai au moins l'avantage d'être sur place dès l'arrivée de Séb. On a donc quelques minutes pour papoter et s'envoyer un café.

 

Au garage on rame. Il faut changer les freins avant de Combinard. Et des freins de Transporter T3 il y en a quelques modèles. Du coup on les démonte pour voir des quels il s'agit. Les plaquettes c'est le plus facile et surtout le moins cher. Les disques en revanche... c'est une autre affaire. Ce sont deux gros bloc qui se fixent aux moyeux et sur lesquels on boulonne les roues... jamais vu ça. Gros bazar. Cher aussi... vachement cher! Mais on y arrive.

 

Quelques jours plus tard je reprends la route. Direction Bordeaux par les routes nationales. Parti de Paris vers 18h j'arriverais vers 4h du matin à Bordeaux. La route est un petit enfer jusqu'à Versailles. Et, en parlant de Versailles... j'ai rarement vu une ville aussi petite mais aussi mal indiquée. Comme quoi c'est pas le tout d'avoir un beau château mais quelques panneaux élémentaires comme par exemple un petit panneau Rambouillet ou Chartres peuvent aussi avoir une certaine utilité.

 

Une fois Rambouillet passé la route est un boulevard jusqu'à destination. Elle reste toutefois celle que j'aime le moins pratiquée. Franchement Paris-Poitier par la nationale est d'une rare monotonie et l'intérêt touristique quasiment nul jusqu'à Tour et les châteaux de la Loire.

 

Arrivé à Bordeaux un peu engourdi mais en forme je n'ai pris que le temps de préparer mon lit avant de m'endormir comme une pierre.

 

Et voilà. Les fêtes sont terminées. Je retrouve les vignes avec un réel plaisir. Je retrouve aussi l'équipe de Claire au grand complet.

 

Le temps de me poser et les affaires reprennent. Quelques rendez-vous, un film à réaliser, un site à lancer, d'autres a avancer. Tout roule.

 

Après un weekend au Cap Ferret et quelques ballades nocturnes en compagnie de Cédric et Cyril (venu tout spécialement de Lyon pour nous payer une petite visite), d'Emilie et Lusio, de Fred, Manu et les enfants et de leurs amis, après aussi avoir dégusté ces merveilleuses bouteilles de Bourgognes que j'avais pris soin de sortir de ma cave à Paris et d'emmener avec moi dans les cales de Combinard pour les bonnes occasions... après tout ça donc... je reprends la route.

 

Destination Cogolin (baie de Saint-Tropez) et le chantier naval pour retrouver ma belle Damoiselle et continuer les efforts de remise en état. Là je retrouve aussi Yves, Moana, Daniel (l'ébéniste qui aménagea de bout en bout Damoiselle il y a plus de 20 ans), Alain qui avance toujours dans les finitions de "Lazy Jack", voilier qu'il a construit entièrement et avec lequel il compte découvrir le bout du monde, Laurent, ancien skipper de Damoiselle, et un nouveau venu... Pal... notre nouvel ami hongrois.

 

Route infernale jusqu'à Cogolin. Pluie de Bordeaux à Montpellier. Route de plus de 12h. Mais à l'arrivée... ahhh à l'arrivée... ciel bleu, soleil, 15C°... pffff merci merci voilà qui réchauffe le coeur et le corps après des fêtes sous un ciel mitigé.

 

Alors voilà. Depuis maintenant une dizaine de jours je suis à Cogolin, à bord de Damoiselle, perché au milieu du chantier. Perché au milieu de dizaine de voiliers et bateaux à moteurs tous bien posés, au sec et en hauteur.

 

Et je me sens bien ici. Il y a comme une petite famille de types qui bossent sur leurs bateaux respectifs avec passion et abnégation. Je profite aussi enfin du soleil. Après toutes ces années à lui courir après à force de vivre sous des latitudes plus ou moins défavorables je suis bien heureux de l'avoir sous la main. J'avoue... ça me plais ;-)

 

Voilà donc pour les dernières news.

 

A bientôt les amis.

05.12.2007

Retour au bureau de Bordeaux

Il faut bien un jour, de temps en temps, retrouver un bureau digne de ce nom... mais pas question pour autant de sortir la cravate et le tintouin d'un bon employé de bureau du parvis de la Défense... nope... c'est plus trop pour moi au quotidien ces choses... enfin ça faisait déjà un moment que ce n'était plus à mon programme quotidien mais bon au moins mes bons amis vous pouvez voir par la présente que je me porte toujours aussi bien ;-)

A très bientôt à tous... d'ailleurs pour info et pour les amis bruxellois... je serais à Bruxelles le weekend du 6/7 janvier et en compagnie de Combinard. Pour mes chers autres amis de Paris je serais à Paris quelques jours entre le 8 et le 10 janvier.

 A bon entendeur

 

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Colombe oh ma colombe !

Depuis ma dernière visite à Cagolin sur le chantier où se trouve le voilier dont je m'occupe j'ai fait la rencontre originale d'une jolie colombe. Elle a ses habitude au pied du voilier et passe ses nuits sous la quille d'un bateau voisin. Amusé j'aicommencé par lui donner des petits morceuax de pain sec. Et c'est ainsi qu'à commencé ce jeu entre nous qui consiste à s'apprivoiser. Alors depuis j'essaie, sans grand succès pour le moment mais avec une certaine progession tout de même d'amadouer cette belle colombe.

Je compense ma solitude épisodique comme je jeux ;-)

 Si vous avez des tuyaux sur l'apprivoisement des colombes n'hésitez pas à les partager...

 

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Un air de fête sur Combinard

Il y avait comme un air de fête ce soir là autour de Combinard... il ne vous manque que la musique... mais je vous laisse l'imaginer...

 

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18.11.2007

Kayak sur le lac de Montbel

792fb03344e7faff2f41ab93f2fa1082.jpgPaysage lunaire. Majestueusité des montagnes. Bref résumé du ton qu'offre le lac de Montbel en ce début d'automne.

Il est juché dans le creux d'une vallée aux pieds de la petite ville de Chalabre dans les Pyrénées. Il est artificiel. Son niveau est maladivement bas lorsque j'y arrive. En face de moi je découvre l'éternité des montagnes se découpant dans le soleil. Je découvre l'immensité des forêts. Alors qu'à mes pieds déroulent des rives vaseuses larges de plusieurs dizaine de mètres et piquées de millier de souches d'arbres morts depuis longtemps immergées. Les 558 hectares du lac sont ainsi cernés d'une large bande grisâtre et impénétrable. Le contraste est saisissant.

J'ai monté mon kayak sur un bout de ponton semblant déserté par le club de voile local et me suis embarqué pour une petite ballade à la découverte des nombreux bras de Montbel. Je renoue avec le Kayak après de nombreuses années de délaissement et je prends un malin plaisir à retrouver les sensations de glisse calme. Je cale mon rythme, allonge mes mouvements, teste mon équilibre et embarque un peu d'eau. Une brise légère et un froid mordant m'indique que je n'ai pas vraiment le droit à l'erreur.

Un peu plus tard je rencontre le président du club de voile. Un homme d'une soixantaine d'années chaleureux et bavard en compagnie duquel je m'attarde pour en savoir un peu plus sur ce lac. Il m'offre l'hospitalité de son foyer pour, le soir venu, griller quelques légumes et me tenir au chaud.

En fin de journée mon ami Gab me rejoindra pour passer la soirée et la nuit à bord de Combinard. Nous la passerons à papoter autour du feu, le dos frigorifié et le visage rougi par les flammes.

Le second jour le vent s'est franchement levé. Je reste hésitant à l'idée de partir pagayé. Le destin a quand à lui décidé les choses autrement. Après une vive bourrasque je constate que mon kayak a été roulé jusque dans le lac et flotte maintenant nonchalamment poussé par la brise vers le centre du plan d'eau. Dans ces moments là on ne pense pas... je me dépêche vers la rive, m'enfonce dans la vase tout en me délestant de mes vêtement pour me jeter à l'eau et nager les quelques 150 mètres qui me séparent du Kayak. L'eau est glaciale mais je n'y pense pas. Revenu sur la rive, frigorifié mais franchement revigoré je plie le kayak et frustré m'attaque au 16 kilomètres qui bouclent Montbel. Je me défoule d'un pas rapide et en un tout petit peu plus de deux heures, les pieds en compote et exténué je me retrouve à mon point de départ. La ballade est superbe. Elle  m'a pourtant semblé interminable et les deux ou trois derniers kilomètres ont certainement été les plus durs. Mais quelle course!

Pour vous rendre sur le lac de Montbel dirigez-vous vers Léran et suivez les panneaux "plage de Montbel".

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